Qualité de l'air 2025 en Hauts-de-France : des progrès de long terme, mais une année plus contrastée
Publié par Atmo Hauts-de-France, le 5 mars 2026 1
En 2025, la qualité de l’air confirme les progrès engagés sur le long terme, avec des concentrations globalement en baisse depuis dix ans. Toutefois, la dynamique observée ces dernières années tend à ralentir, notamment pour les particules fines, dont les niveaux apparaissent stables sur les cinq dernières années.
L’année 2025 se distingue par des concentrations plus élevées qu’en 2024, en lien avec un hiver froid et sec ayant favorisé le recours au chauffage et l’accumulation des polluants. Cette évolution s’est traduite par une hausse des jours de dépassement, en particulier au premier trimestre.
Si les moyennes annuelles restent proches des futures exigences européennes, l’application des normes prévues pour 2030 ferait apparaître des territoires en dépassement, notamment dans les zones urbaines et le long des grands axes routiers.
Ces constats rappellent que, malgré les avancées, la qualité de l’air demeure un enjeu majeur de santé publique et nécessite une mobilisation collective renforcée.
Une météo moins favorable
La qualité de l'air de 2025 est moins bonne qu'en 2024, sur plusieurs polluants et notamment les particules fines. Au-delà des émissions issues de notre territoire et de l'import de polluants émis en dehors de notre région, la météo a une influence sur les concentration que nous respirons dans notre région. En 2025, un hiver froid et sec a engendré l'émission de polluants en lien avec le chauffage et en particulier le chauffage au bois mais ces conditions météorologiques ont aussi favorisé l'accumulation de ces polluants émis ou importés dans notre région engendrant une augmentation des concentrations de ces derniers.

Des effets sur la santé, à court et long terme

Bilan pollinique 2025
Les trois espèces végétales ayant libéré le plus de pollens dans la Région en 2025 :

Une mobilisation collective nécessaire
La baisse des seuils prévue pour 2030 va demander des efforts supplémentaires de la part de tous : État, collectivités, entreprises, agriculteurs et citoyens. Mais cette étape n’est qu’un début. Les niveaux fixés restent encore au-dessus de ceux recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui servent de référence pour protéger la santé. L’objectif est donc de poursuivre les actions d’ici 2050 afin de se rapprocher pleinement des seuils de l’OMS.
Retrouvez tous les chiffres, cartes et analyses détaillés dans le bilan 2025, disponible ici :
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