Dunkerque au cœur de l'infiniment petit : retour sur une Nuit du Quantique mémorable
Publié par Eric Fertein, le 1 avril 2026
Le mardi 31 mars 2026, la Halle aux Sucres de Dunkerque s'est transformée en épicentre de la physique moderne. Organisée sous l'égide de la Société Française de Physique (SFP), cette édition locale de la Nuit du Quantique s'est déroulée simultanément dans 16 villes de France. Cet événement d'envergure nationale s'inscrit cette année dans le cadre de l'Année Internationale de la Quantique, unissant les chercheurs de tout le pays par-delà les distances grâce aux duplex.
Suite à l'incendie ayant touché les locaux du Palais de l'Univers et des Sciences (PLUS), l'événement a trouvé refuge à la Halle aux Sucres, témoignant d'une collaboration étroite entre les structures culturelles du Pôle de Démocratie Locale et d'Education Populaire de la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD) et l'Université du Littoral Côte d'Opale (ULCO). Cette synergie a permis d'accueillir des participants aux profils très diversifiés. Des collégiens de 3ème, captivés jusqu'aux dernières minutes, ont côtoyé les étudiants de l'ULCO et les curieux. La force de l'événement a résidé dans sa capacité à attirer des profils variés : des lecteurs de science-fiction cherchant à démystifier le "multivers" cher aux Marvels aux esprits critiques venus comprendre la frontière entre réalité scientifique et charlatanisme — comme ces prétendus bijoux quantiques .
La conférence d'Arnaud Cuisset, professeur à l'ULCO, a marqué les esprits en levant le voile sur Werner Heisenberg. En tissant des liens entre la physique fondamentale, l'histoire du XXe siècle et des références à la culture populaire comme la série Breaking Bad, il a rendu l'abstraction du principe d'incertitude parfaitement palpable. Cette approche historique a permis de poser les bases avant que Philippe Grangier , Professeur à l'Institut d'Optique, ne prenne le relais en duplex pour détailler les recherches actuelles. La complémentarité des deux interventions a offert au public un panorama complet, de la genèse théorique aux innovations de demain.

La soirée s'est achevée sur une note d'humour avec le jeu « Hop », animé par Daniel Larose. Le présentateur a su conquérir l'auditoire avec des anecdotes dunkerquoises et un ton décalé.
Cette Nuit de la quantique illustre toute la complexité de la médiation scientifique : traduire l'infiniment petit sans perdre l'auditeur. Les louanges ont été unanimes, confirmant la volonté de l'ULCO et du PLUS de sortir la science des murs de l'université pour la rendre accessible au plus grand nombre.
